En bref
L’âge de départ à la retraite pour les nés de 1964 à 1968 fixé entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois
- La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 suspend partiellement la réforme Borne
- 170 trimestres requis pour un départ sans décote jusqu’au 1er janvier 2028
- 600 000 emails envoyés par l’Agirc-Arrco aux assurés de cette génération en 2025
L’âge de départ à la retraite pour les nés entre 1964 et 1968 se situe entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois depuis l’entrée en vigueur de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Cette règle tranche avec les 63 à 64 ans qu’imposait la réforme Borne de 2023 avant sa suspension partielle. La génération concernée ne bénéficie pas d’un retour à 62 ans pour autant : la suspension est partielle, ciblée, et assortie d’une fenêtre de régularisation administrative que beaucoup ignorent encore. Notre lecture des faits est sans ambiguïté : cette cohorte navigue dans un droit transitoire instable, et les erreurs de calendrier coûtent cher.
Génération 1964-1968 : les oubliées de la réforme des retraites
La suspension de septembre 2026 : ce que personne n’explique vraiment
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée fin décembre 2025, modifie l’article L.161-17-2 du code de la sécurité sociale. Elle suspend l’application de l’âge légal de 64 ans prévu par la réforme Borne pour les générations antérieures à 1969. La suspension ne signifie pas l’annulation. Les décrets d’application restent en vigueur sur plusieurs points, et l’Assemblée nationale a maintenu certaines dispositions, notamment sur le calcul des trimestres pour enfants. Les entreprises doivent adapter leurs dispositifs d’épargne retraite à cette nouvelle donne législative.
Résultat concret pour les nés en 1964 : l’âge légal repasse à 62 ans et 9 mois. Pour les nés en 1968, il s’établit à 63 ans et 9 mois. L’échelle progressive reste active, à raison de 3 mois supplémentaires par année de naissance supplémentaire entre 1964 et 1968.
À retenir
La suspension de la réforme Borne ne reporte pas l’âge légal à 62 ans pour tout le monde. Elle établit un barème progressif par année de naissance entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois.
Pourquoi cette génération a reçu 600 000 emails en 2025 ?
L’Agirc-Arrco a transmis 600 000 notifications électroniques aux assurés nés entre 1964 et 1968 au printemps 2025, selon les informations publiées par Meilleurtaux Placement en avril 2026. Le message alertait sur l’impact de la suspension sur les droits complémentaires et sur les délais de révision de pension déjà liquidée. its retraite en consultant régulièrement votre espace personnel Agirc-Arrco.
Peu de sites concurrents ont traité ce point. Or, il révèle un angle majeur : des milliers d’assurés avaient anticipé leur départ sur la base des règles de 2023 et se retrouvent dans une situation administrative à régulariser. Un courrier mal géré peut générer une perte de plusieurs centaines d’euros par an sur la pension, selon l’alerte publiée par BDOR en 2026.
| Année de naissance | Âge légal après suspension | Trimestres requis (jusqu’en 2028) |
|---|---|---|
| 1964 | 62 ans et 9 mois | 170 |
| 1965 | 63 ans | 170 |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 170 |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 170 |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 170 |
L’âge de départ légal avant la réforme : un système progressif méconnu
Comment l’âge butoir de 65 ans a fonctionné pour les générations 1950-1963 ?
Avant la réforme Touraine de 2014 et la montée en charge des 41 annuités, les générations nées avant 1952 partaient à 65 ans pour bénéficier automatiquement du taux plein, quel que soit le nombre de trimestres validés. L’allongement progressif de la durée d’assurance requise a débuté avec la réforme Balladur de 1993, qui a introduit la logique des 160 trimestres, puis Fillon en 2003 a enclenché la trajectoire vers 164 trimestres.
Pour les nés entre 1955 et 1963, l’âge légal restait à 62 ans depuis la réforme de 2011 dite réforme Woerth. Le nombre de trimestres requis variait lui entre 165 et 168 selon l’année de naissance. Les nés en 1964 constituent la première génération à subir à la fois un allongement de durée et un relèvement de l’âge légal, ce qui constitue une rupture réglementaire inédite dans l’histoire du régime général. Les nés en 1964 constituent la première génération à subir l’impact des conditions de financement plus restrictives du système de retraite réformé.
170
Trimestres requis pour un taux plein sans décote, gelés jusqu’en 2028 pour les nés de 1964 à 1968
Les règles du départ en carrière longue avant 2023 : qui pouvait partir plus tôt et pourquoi
Le dispositif carrière longue existe depuis 2003. Avant la réforme Borne, un salarié du privé né en 1964 qui avait commencé à travailler avant ses 20 ans et validé au moins 5 trimestres avant la fin de l’année de ses 20 ans pouvait partir à 60 ans.
Après la suspension partielle de la réforme, les conditions de départ anticipé en carrière longue s’assouplissent à nouveau pour cette génération. Les nés entre le 1er janvier 1964 et le 30 novembre 1965 qui ont atteint l’âge de départ anticipé prévu par la loi de 2023 avant le 1er septembre 2026 conservent le bénéfice de cet âge, selon la rédaction du PLFSS pour 2026 adoptée par le Sénat.
- Départ avant 60 ans si début de carrière avant 16 ans et 5 trimestres validés avant la fin de l’année des 16 ans
- Départ à 60 ans pour un début avant 18 ans avec conditions de validation remplies
- Départ à 62 ans pour un début avant 21 ans dans certains régimes
Bon à savoir
Si vous êtes né en 1964 et avez commencé à travailler avant 20 ans, demandez un relevé de carrière à l’Assurance retraite dès maintenant. Le droit au départ anticipé dépend du nombre de trimestres cotisés avant un âge précis, et les erreurs de relevé sont fréquentes. peuvent vous coûter cher en cas de résiliation pour impayé.

Décote, surcote, taux plein : la mécanique financière que les nés 1964-1968 doivent décrypter
Le calcul réel de la décote : au-delà des pourcentages affichés
La décote représente une réduction permanente de la pension. Elle s’applique quand un assuré part avant d’avoir atteint son âge légal et avant d’avoir validé ses 170 trimestres. Le taux de décote s’élève à 1,25 % par trimestre manquant dans la limite de 20 trimestres, soit une décote maximale de 25 % sur la retraite de base.
Un assuré né en 1966, qui part à 61 ans avec 162 trimestres, accumule 2 sources de pénalité simultanées : l’écart d’âge par rapport à l’âge légal de 63 ans et 3 mois, et les 8 trimestres manquants. Le régime retient le nombre de trimestres manquants le moins élevé entre les 2 calculs. Ce mécanisme pénalise surtout les assurés à carrière hachée, qui arrivent souvent à l’âge légal sans avoir le bon nombre de trimestres.
Comment la surcote joue en faveur de ceux qui prolongent après l’âge légal ?
La surcote bonifie la pension de 1,25 % par trimestre supplémentaire travaillé au-delà de l’âge légal ET du nombre de trimestres requis. Ces 2 conditions sont cumulatives. Un assuré né en 1965 qui atteint ses 170 trimestres à 62 ans mais continue jusqu’à 65 ans accumule 12 trimestres de surcote, soit une majoration de 15 % sur sa pension de base.
Notre estimation : pour une pension brute de 1 400 €, cela représente 210 € de plus par mois à vie. Un gain significatif que les conseillers de terrain recommandent de simuler systématiquement.
Les trimestres manquants : une pénalité à vie ou une régularisation possible
La régularisation existe, mais reste méconnue. L’achat de trimestres dit « rachat Fillon » autorise le rachat de périodes d’études supérieures ou d’années incomplètes. Le coût dépend de l’âge au moment de la demande et du revenu moyen. Pour un assuré né en 1964 qui rachète 2 trimestres à 61 ans, la facture dépasse souvent 10 000 €. ayant des dettes, une simulation de rachat de crédit peut alléger ses mensualités.
Les périodes de chômage indemnisé valident des trimestres. Un an d’allocations chômage génère jusqu’à 4 trimestres pris en compte pour la retraite de base, même sans cotisation directe. En revanche, les périodes de chômage non indemnisé ne valident rien. ien pas les trimestres, sauf exceptions comme l’aide sociale ou les allocations de remplacement.
Attention
Racheter des trimestres n’est pas toujours rentable. Avant d’engager plusieurs milliers d’euros, simulez le gain sur la pension brute annuelle et divisez par le coût du rachat pour estimer l’amortissement. Au-delà de 12 ans, le rachat reste intéressant si votre espérance de vie le justifie.
La bifurcation de 2026 : ce qui change vraiment pour cette génération
Suspension vs application partielle : quelle règle s’applique vraiment à votre cas
La suspension n’est pas un retour au statu quo ante. Le gouvernement Lecornu a maintenu certaines dispositions de la réforme Borne, notamment l’indexation de la durée d’assurance requise au-delà de 2028. À partir du 1er janvier 2028, le nombre de trimestres requis pour les générations 1964-1968 remontera selon un calendrier fixé par décret.
L’application partielle crée 3 situations distinctes selon votre date de naissance exacte. Les nés avant le 1er septembre 1961 ne sont pas concernés. Les nés entre 1961 et 1963 bénéficient d’un régime transitoire spécifique. Les nés entre 1964 et 1968 se retrouvent dans la tranche la plus exposée aux allers-retours réglementaires, avec une visibilité sur leur âge légal qui ne dépasse pas 2 ans.
Nés en 1964
Âge légal 62 ans et 9 mois, 170 trimestres requis
Nés en 1965-1966
Âge légal entre 63 ans et 63 ans et 3 mois
Nés en 1967-1968
Âge légal entre 63 ans et 6 mois et 63 ans et 9 mois
Après 2028
Nouvelle trajectoire de trimestres selon décret à paraître
Les 30 jours de régularisation administrative : ne pas laisser passer cette fenêtre
BDOR a révélé en 2026 qu’un courrier administratif envoyé aux retraités nés entre 1964 et 1968 ouvre une fenêtre de 30 jours pour régulariser la pension. Ce délai est strict. Passé ce cap, la révision du montant n’est plus automatique et nécessite une démarche formelle auprès de la caisse de retraite concernée.
Les professionnels du droit social recommandent de traiter ce courrier comme un document prioritaire, au même niveau qu’un avis d’imposition. L’enjeu financier dépasse souvent 300 € par an sur la pension liquidée.
Secteur public vs secteur privé : deux calendriers, deux décisions
Les fonctionnaires en catégorie sédentaire nés en 1964 appliquent les mêmes âges légaux que les salariés du privé depuis la réforme de 2010. En revanche, leur durée d’assurance requise pour le taux plein suit un barème différent : le Service des retraites de l’État fixe à 171 trimestres le seuil pour les nés en 1964 hors suspension, et 170 trimestres dans le cadre de la LFSS 2026.
Le secteur public dispose d’un avantage structurel souvent négligé : la bonification pour enfants y est plus favorable, et les périodes de temps partiel sont calculées différemment pour la durée d’assurance.

Secteurs d’activité : inégalités cachées en matière d’âge de départ
Les fonctionnaires en catégories actives bénéficient-ils d’une exemption réelle
La réponse est nuancée. Les fonctionnaires classés en catégorie active, comme les infirmiers ou les policiers, bénéficiaient avant la réforme Borne d’un départ possible dès 57 ans. La loi de 2023 avait relevé cet âge de 2 ans. La suspension partielle via la LFSS 2026 ramène cet âge à son niveau antérieur pour les générations 1964-1968, sous conditions de durée de service actif.
La CFDT et plusieurs organisations syndicales avaient âprement négocié ce point lors des débats au Sénat sur le financement de la sécurité sociale. La question du droit d’option pour les paramédicaux passés en catégorie A reste un sujet distinct, traité par un tableau spécifique dans les textes réglementaires.
Régimes spéciaux (SNCF, EDF, mines) : un patchwork d’âges de départ
Les régimes spéciaux ont été fermés aux nouveaux entrants depuis 2023. Les agents déjà affiliés conservent leurs droits acquis. Un agent SNCF né en 1964 et entré avant 2023 bénéficie toujours de l’âge de départ sédentaire de son régime, qui se situait autour de 57 ans pour les agents de conduite et 52 ans pour certaines catégories de roulants.
Ces régimes illustrent l’extrême hétérogénéité du droit à la retraite en France. L’âge de départ réel varie de 52 à 67 ans selon le statut, l’employeur historique et la date d’embauche. Nous estimons que cette complexité dessert directement les assurés des générations 1964-1968, qui peinent à obtenir une vision consolidée de leurs droits.
Les salariés du privé face à la clause du taux plein : mythe ou réalité économique
L’âge du taux plein automatique s’établit à 67 ans pour toutes les générations nées après 1955. À cet âge, l’assuré touche 50 % de son salaire annuel moyen de référence sans décote, quel que soit le nombre de trimestres validés. Ce filet de sécurité rassure, mais sa portée réelle reste limitée.
Pour les nés en 1964 qui atteignent 67 ans sans les 170 trimestres requis, la pension de base sera calculée sur un taux plein mais sur un salaire moyen potentiellement faible en raison des années manquantes dans le calcul des 25 meilleures années. Le taux plein automatique ne garantit pas un bon niveau de pension, il garantit uniquement l’absence de décote. Nuance capitale.

Scénarios concrets : simuler son propre départ selon sa situation
Vous avez validé 165-170 trimestres avant 2026 : quand partez-vous réellement
Un assuré né en mars 1965 qui atteint 170 trimestres à 60 ans ne peut pas partir à cet âge sans le dispositif carrière longue. L’âge légal reste la barrière minimale sauf dérogation. Avec 170 trimestres validés, il devra attendre ses 63 ans révolus pour partir au taux plein sans attendre 67 ans.
Si ce même assuré avait commencé à travailler avant 18 ans et valide les conditions de la carrière longue, il part dès 60 ans. Les 2 situations sont radicalement différentes avec pourtant un même nombre de trimestres. La règle d’âge prime sur la règle de durée dans le régime général.
Vous êtes à la limite des trimestres : décote ou prolongation, le vrai coût financier
Un assuré né en 1966 avec 162 trimestres à 63 ans et 3 mois a 2 options. Partir avec une décote de 10 % sur sa pension de base, définitive. Ou travailler 8 trimestres de plus, soit 2 années supplémentaires, pour atteindre le taux plein.
Sur une pension brute mensuelle de 1 400 €, la décote représente 140 € de manque à gagner chaque mois. Sur 20 ans de retraite, l’écart total dépasse 33 000 €. Prolonger 2 ans pour récupérer cette somme reste souvent plus intéressant que de liquider tôt, surtout si l’état de santé le permet.
Avantages
- Partir à l’âge légal avec décote
- Cesser l’activité plus tôt
- Liberté immédiate sur le temps personnel
Inconvénients
- Pension définitivement réduite
- Perte financière sur 20 ans supérieure à 30 000 €
- Difficulté à revenir en arrière sans rachat
Carrière hachée, périodes de chômage : comment les vides se calculent-ils
Les périodes de chômage indemnisé valident des trimestres dans la limite de 4 par an. Les arrêts maladie indemnisés au-delà de 60 jours consécutifs valident eux aussi des trimestres. En revanche, les congés parentaux non rémunérés, le chômage non indemnisé et les périodes d’activité informelle ne génèrent rien dans le régime général.
Les femmes nées entre 1964 et 1968 subissent un impact particulier. Les interruptions liées à la maternité ont historiquement fragmenté leurs carrières. La réforme de 2026 sur le calcul des trimestres pour enfants, adoptée via l’article 44 du PLFSS, améliore légèrement ce point en incluant 2 trimestres réputés cotisés pour la retraite anticipée en carrière longue.
Le calcul de la retraite ne se résume pas à un âge. Il se construit trimestre après trimestre, parfois dans des zones grises que les relevés de carrière ne reflètent pas toujours fidèlement.
L’angle générationnel oublié : pourquoi 1964-1968 est une transition fracturée
La génération précédente et la suivante : les différences réglementaires
Les nés avant 1964 ont validé leurs droits sous un régime plus stable. L’âge légal était figé à 62 ans depuis 2011, la durée d’assurance montait progressivement mais de façon prévisible. Les nés après 1968, et plus encore après 1969, savent qu’ils partiront à 64 ans avec 172 trimestres requis à terme. Leur horizon est défini.
Les nés entre 1964 et 1968 naviguent entre 2 mondes réglementaires sans appartenir pleinement à aucun. La réforme Borne leur a appliqué un relèvement d’âge dès la première vague, la suspension leur restitue partiellement leur âge, et les décrets à venir en 2028 remettront la trajectoire en mouvement. Cette instabilité chronique érode la confiance dans le système.
Le poids psychologique d’une réforme suspendue : incertitude et stratégie d’attente
L’incertitude réglementaire produit des effets comportementaux documentés. Des milliers d’assurés nés entre 1964 et 1968 retardent leurs décisions de départ en attendant une stabilisation législative qui ne vient pas. Cette attente a un coût économique indirect : elle prolonge l’activité professionnelle dans des conditions parfois dégradées, notamment pour les métiers physiques.
À notre sens, une réforme suspendue n’est pas une réforme annulée. Les assurés de cette génération qui planifient leur départ doivent se baser sur les textes en vigueur au moment de leur demande, et non sur les promesses politiques futures.
Comparaison europe : la france face à ses voisins sur l’âge de départ
L’Allemagne a fixé son âge légal à 67 ans pour les assurés nés après 1964, sans mécanisme de suspension comparable. L’Italie applique un système de points qui recule mécaniquement l’âge effectif selon l’espérance de vie. La Suède indexe directement la pension sur les cotisations accumulées, sans âge légal fixe.
La France reste l’un des rares pays européens où l’âge légal fait l’objet de débats aussi intenses, aussi fréquents et aussi peu stables. Pour les nés entre 1964 et 1968, le résultat est un droit à la retraite parmi les plus complexes d’Europe occidentale, avec une durée de cotisation requise qui converge néanmoins vers les normes allemandes et scandinaves.
L’âge de départ retraite 1964-1968 reste un droit en construction
La génération née entre 1964 et 1968 n’a pas fini de naviguer dans l’instabilité réglementaire. La suspension de 2026 apporte un soulagement partiel, pas une certitude. Les trimestres requis, les âges légaux et les conditions de carrière longue dessinent un tableau complexe où chaque situation individuelle mérite une analyse propre. Préparer sa retraite sans simulation personnalisée relève désormais du risque financier. La prochaine échéance, celle des décrets attendus pour 2028, redessinera une nouvelle fois les règles du jeu.
Vos questions sur l’âge départ retraite 1964-1968
Comment obtenir mon âge exact de départ à la retraite ?
Le simulateur officiel disponible sur info-retraite.fr calcule votre âge légal à partir de votre année de naissance et de vos trimestres validés. La demande de relevé de carrière auprès de l’Assurance retraite reste le point de départ indispensable pour toute simulation fiable et personnalisée.
À combien s’élèvent les pénalités de décote pour une année d’anticipation
Chaque trimestre manquant réduit la pension de base de 1,25 %. Une année d’anticipation représente 4 trimestres, soit une décote de 5 % définitive. Sur une pension mensuelle de 1 400 €, cela correspond à 70 € de moins chaque mois, soit 840 € par an perdus à vie.
Comment faire en cas de mise à la retraite sans trimestres suffisants ?
L’assuré peut demander le report de sa mise à la retraite jusqu’à ses 70 ans si son employeur l’y contraint avant l’âge du taux plein automatique de 67 ans. Le rachat de trimestres reste une option complémentaire, soumise à des plafonds de revenu et à une demande formelle avant la liquidation des droits.

Spécialiste banque, crédit et assurance. Ancienne analyste en risque crédit dans une grande banque française, Claire décrypte depuis 8 ans le monde de la banque de détail, de l’assurance emprunteur et des produits de prévoyance. Elle rédige nos guides pratiques sur le crédit immobilier, les assurances et la gestion du budget au quotidien.





