Né en 1964 : à quel âge partir vraiment à la retraite ?

En bref

Votre génération au cœur de la réforme des retraites

  • Âge légal ramené à 62 ans et 9 mois après la suspension de novembre 2025.
  • 170 trimestres requis pour le taux plein, soit 42 ans et demi de cotisation.
  • Départ anticipé possible dès 58 ans pour les carrières longues éligibles.
Lecture · 15 min

Si vous vous posez la question « je suis né en 1964 à quel âge la retraite », la réponse tient en une ligne depuis le 12 novembre 2025 : votre âge légal de départ est fixé à 62 ans et 9 mois, et non plus 63 ans comme le prévoyait la réforme Borne de 2023. Cette révision ne touche pas toutes les générations de la même façon. La génération 1964 occupe une position particulière dans ce dossier : elle est la première à bénéficier concrètement de la suspension partielle. Mais l’âge légal ne suffit pas à décider quand partir. Le vrai moteur de votre date de départ, c’est votre nombre de trimestres validés. Ce qui suit ne résume pas les textes officiels. Il les interprète pour vous, avec les données disponibles à ce jour.

Vous êtes né en 1964 : l’impact de la suspension de la réforme sur votre départ

Pourquoi la suspension change vraiment votre calendrier de retraite ?

La loi de 2023 portée par Élisabeth Borne avait relevé l’âge légal à 64 ans de façon progressive, avec une montée par paliers de 3 mois par génération à partir de 1961. Pour la génération née en 1964, cela aboutissait à 63 ans. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé le 12 novembre 2025 que tout relèvement de l’âge légal est suspendu jusqu’en janvier 2028. Résultat direct : votre âge légal repasse à 62 ans et 9 mois, là où il se trouvait avant la réforme de 2023. Le Premier ministre Sé a dû négocier le financement de cette réforme auprès des institutions bancaires pour en garantir la viabilité économique.

Ce recul de 3 mois peut paraître symbolique. Il ne l’est pas. Pour un salarié dont la carrière s’est construite sans interruption, 3 mois de cotisation supplémentaires représentent entre 1 500 € et 2 500 € de salaire net perdu à travailler inutilement. Notre lecture des faits est tranchée : la suspension profite surtout aux personnes nées en 1964 et 1965, qui étaient dans le collimateur immédiat de la réforme.

62 ans et 9 mois

Nouvel âge légal de départ pour la génération née en 1964

Les 2 scénarios possibles selon votre date exacte de naissance en 1964

Votre date précise de naissance à l’intérieur de l’année 1964 ne change pas votre âge légal, fixé uniformément à 62 ans et 9 mois pour toute la génération. En revanche, elle détermine votre date calendaire d’ouverture des droits. Un assuré né en janvier 1964 atteint cet âge en octobre 2026. Un assuré né en décembre 1964 n’y arrive qu’en septembre 2027.

La nuance est réelle. Les départs prévus entre octobre 2025 et fin 2025 sous le régime de la réforme Borne restent soumis à l’ancienne règle des 63 ans selon les informations disponibles à ce jour. La suspension ne joue pas rétroactivement pour les dossiers déjà liquidés. Si votre départ est planifié en 2026 ou après, vous relevez du nouveau calendrier.

Mois par mois : la chronologie de votre départ probable

Mois de naissance en 1964 Âge légal atteint Date d’ouverture des droits
Janvier 62 ans et 9 mois Octobre 2026
Avril 62 ans et 9 mois Janvier 2027
Septembre 62 ans et 9 mois Juin 2027
Décembre 62 ans et 9 mois Septembre 2027

Calculez précisément votre nombre de trimestres : la vraie clé de votre retraite

Pourquoi les trimestres comptent plus que l’âge légal pour vous ?

L’âge légal ouvre le droit de partir. Il ne garantit pas un taux plein. Pour la génération 1964, le taux plein exige 170 trimestres validés, soit 42 ans et 6 mois de périodes d’assurance, selon les données publiées par l’Assurance retraite. Si vous ne réunissez pas ce nombre à 62 ans et 9 mois, votre pension subit une décote. C’est ici que la vraie décision se joue, pas à l’âge légal. n’atteignez pas ce seuil, les dispositifs d’épargne retraite complètent utilement votre couverture sociale.

Un trimestre de moins par rapport aux 170 requis réduit votre pension de 1,25 % selon le barème officiel. Sur 20 trimestres manquants, la perte atteint 25 % de la pension de base. Ces chiffres sont ceux de l’Assurance retraite, pas une estimation.

⚠️

Attention

Un départ à l’âge légal sans les 170 trimestres requis génère une décote permanente et irréversible sur votre pension de base.

Comment vérifier votre relevé de carrière avant toute démarche ?

Le relevé de carrière disponible sur Mon compte retraite (lassuranceretraite.fr) centralise l’ensemble de vos périodes cotisées, assimilées et rachetées. Vérifiez-le ligne par ligne. Les erreurs de saisie existent, notamment pour les périodes d’activité antérieures à 1990 ou les emplois à temps partiel. Tout trimestre manquant à tort ampute votre calcul définitif. Les erreurs concernant les revenus d’activité peuvent impacter vos droits à la retraite.

Si vous avez cotisé à la MSA pour une activité agricole, ces trimestres sont recensés séparément. Ils entrent pourtant dans la durée totale d’assurance. Un oubli de ce côté coûte cher.

Les trimestres gratuits que vous oubliez peut-être

Plusieurs catégories de trimestres non contributifs s’ajoutent à votre durée d’assurance sans qu’il soit nécessaire d’avoir versé une cotisation. Les professionnels de l’Assurance retraite les voient régulièrement oubliés dans les dossiers.

  • Périodes de chômage indemnisé par Pôle emploi (1 trimestre tous les 50 jours d’indemnisation)
  • Arrêts maladie, accident du travail ou invalidité d’au moins 60 jours consécutifs
  • Congés maternité ou paternité officiellement déclarés
  • Service militaire validé à raison d’1 trimestre par tranche de 90 jours
  • Trimestres pour enfants à charge, jusqu’à 8 trimestres par enfant selon les conditions

À retenir

Un parent de 2 enfants né en 1964 totalise jusqu’à 16 trimestres supplémentaires, soit 4 ans de durée d’assurance en plus, souvent ignorés au moment du calcul.

Illustration, je suis né en 1964 à quel âge la retraite
Photo : Emmanuel Codden / Pexels

Retraite à 62 ans, 63 ans ou 64 ans : laquelle vous convient vraiment

Partir à 62 ans et 9 mois : le coût réel de la décote en euros mensuels

Un départ à l’âge légal sans les 170 trimestres requis déclenche la décote. Le taux est de 1,25 % par trimestre manquant, plafonné à 25 % de perte sur la pension de base. Sur une pension brute de 1 800 €, 20 trimestres de moins représentent 450 € de moins chaque mois à vie. Le calcul est net, brutal et définitif.

À notre sens, partir à 62 ans et 9 mois sans trimestres suffisants est un mauvais calcul financier pour la très grande majorité des salariés 1964 au profil de carrière complet. Sauf état de santé dégradé ou situation personnelle contraignante, l’attente du taux plein s’impose.

Partir à 63 ans : le point d’équilibre financier pour 1964

Un assuré né en 1964 qui a démarré sa carrière à 22 ans atteint ses 170 trimestres aux alentours de 63 ans et 6 mois. Partir à 63 ans avec 168 trimestres génère une perte limitée à 2,5 %. Sur une pension de 1 500 €, l’écart mensuel tombe à 37,5 €. Le point d’équilibre entre travailler 6 mois de plus et conserver 37,5 € de pension supplémentaire à vie mérite une vraie simulation personnalisée.

💡

Bon à savoir

L’outil « Mon âge de départ » sur lassuranceretraite.fr produit une estimation personnalisée en moins de 5 minutes à partir de votre relevé de carrière réel.

Partir à 64 ans ou plus : la surcote et le « rattrapage » fiscal

Travailler au-delà du taux plein génère une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire. Sur 8 trimestres de plus (2 ans), la pension de base augmente de 10 %. L’effet sur la pension complémentaire Agirc-Arrco s’ajoute à ce calcul. Pour les personnes dont la pension de base reste faible, la surcote peut compenser partiellement les années de faibles salaires. Tous les spécialistes de la retraite le confirment : la surcote profite davantage aux profils avec des fin de carrière dynamiques.

Retraite anticipée pour carrière longue : êtes-vous éligible en 1964

Les 5 conditions strictes si vous avez commencé avant 20 ans

Le dispositif carrière longue ouvre un départ bien avant 62 ans. Pour la génération 1964, un départ à 58 ans est théoriquement accessible selon les conditions définies par le décret de 2012, lui-même modifié en 2023. Les 5 conditions à réunir simultanément sont les suivantes.

  • Avoir débuté son activité professionnelle avant 16 ans (pour un départ à 58 ans)
  • Justifier de la durée d’assurance totale requise augmentée de 8 trimestres
  • Avoir cotisé au minimum 5 trimestres avant la fin de l’année de ses 16 ans
  • Ne pas être en situation de décote sur aucun des régimes de base
  • Avoir validé les trimestres de début de carrière dans un régime de base français

Pour un départ entre 58 et 60 ans, la durée totale d’assurance requise pour 1964 atteint 178 trimestres. Le barème varie selon l’âge visé et la date exacte du premier trimestre cotisé.

Calcul de la durée d’assurance requise pour vous

La formule à retenir est simple. La durée minimale pour un départ anticipé s’obtient en ajoutant 8 trimestres à la durée de droit commun de 170 trimestres. Soit 178 trimestres au total si vous visez un départ avant l’âge légal. Pour certains départs à 60 ans, la majoration tombe à 4 trimestres supplémentaires seulement, soit 174 au total. La MSA applique les mêmes règles pour les assurés relevant du régime agricole.

Départ à 58 ans

178 trimestres requis, début avant 16 ans

Départ à 60 ans

174 trimestres requis, début avant 18 ans

Départ à 62 ans et 9 mois

170 trimestres (droit commun)

Départ à 67 ans

Taux plein automatique sans condition de durée

Avis de retraite anticipée : comment l’obtenir sans vous tromper

La demande de retraite anticipée ne s’instruit pas comme une demande classique. Le Service Public indique qu’il faut la déposer au minimum 6 mois avant la date souhaitée, et non 3 mois comme pour une retraite à taux plein standard. Les dossiers carrière longue nécessitent souvent la fourniture de bulletins de salaire anciens, d’attestations d’employeurs ou d’extraits de registres pour les périodes antérieures à 1975. Un dossier incomplet retarde la mise en paiement sans rétroactivité automatique. Les dossiers carri de l’investissement immobilier demandent aussi une analyse patrimoniale complète.

Illustration, je suis né en 1964 à quel âge la retraite
Photo : Valeria Boltneva / Pexels

Décote, taux plein, surcote : décodez le vocabulaire réel de votre pension

Vous avez moins de 170 trimestres à l’âge légal : la décote vous coûte combien exactement

La décote s’applique sur la pension de base selon la règle des deux plafonds. Le premier plafond est celui des trimestres manquants par rapport à la durée requise de 170 trimestres. Le second est celui de l’âge du taux plein automatique, fixé à 67 ans pour toute la population. La décote retenue correspond au plus favorable des 2 comptages. Résultat concret : un assuré 1964 avec 160 trimestres à 62 ans et 9 mois accumule 10 trimestres manquants, soit une décote de 12,5 %. Sur une pension brute théorique de 1 200 €, il touche 1 050 €.

Le taux plein n’existe que si vous satisfaites CETTE condition précise

Le taux plein de 50 % sur le salaire de référence s’obtient de deux façons pour la génération 1964. Soit par la durée d’assurance de 170 trimestres. Soit par l’atteinte de l’âge de 67 ans, quelle que soit la durée validée. Cette seconde voie coûte parfois 4 années de travail supplémentaires à des personnes qui auraient pu partir à taux plein dès 63 ans en travaillant quelques trimestres de plus. L’expérience de terrain montre que cette mécanique est mal comprise, surtout par les assurés à carrières hachées.

La surcote après 67 ans : calcul réel, pas théorique

Travailler après 67 ans en ayant déjà atteint le taux plein génère une surcote de 1,25 % par trimestre. Après 4 ans supplémentaires, soit 16 trimestres, la pension de base augmente de 20 %. Sur une pension brute de 1 000 €, le gain atteint 200 € mensuels. Ce scénario reste marginal pour la génération 1964, mais il profite aux personnes dont la pension de base serait très faible sans cet effet de rattrapage.

Illustration, je suis né en 1964 à quel âge la retraite
Photo : Oliver Petry / Pexels

La réforme de 2023 et sa suspension : ce que vous devez savoir vraiment

Comment la suspension du 12 novembre 2025 change votre date exacte de départ ?

La réforme Borne de 2023 avait programmé un relèvement progressif de l’âge légal jusqu’à 64 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1968. Pour 1964, elle fixait l’âge à 63 ans. La suspension annoncée par Sébastien Lecornu le 12 novembre 2025 efface ce relèvement. L’âge légal retombe à la situation antérieure à la loi de 2023, soit 62 ans et 9 mois pour 1964. Aucun relèvement supplémentaire n’intervient jusqu’en janvier 2028 selon la déclaration officielle du Premier ministre. Les auto-entrepreneurs doivent déclarer leurs revenus professionnels selon leur régime fiscal choisi.

Le calendrier rebaptisé : 1964 dans l’ancienne réforme jusqu’à quand

Les départs effectués avant le 12 novembre 2025 restent soumis aux règles de la réforme de 2023. Un assuré 1964 qui a liquidé sa retraite en octobre 2025 sous les 63 ans requis ne bénéficie pas de la suspension rétroactive. Cette limite nette est absente de la plupart des articles publiés sur le sujet. Elle est pourtant déterminante pour les personnes qui attendaient de partir juste après l’annonce.

La génération 1964 est la charnière de cette réforme : ni tout à fait dans l’ancien régime, ni complètement dans le nouveau. C’est là que les erreurs de planification coûtent le plus cher.

Qui profite vraiment de la suspension : clarifiez votre génération ?

Les générations 1964 et 1965 sont les 2 cohortes qui récupèrent le gain le plus visible, avec respectivement 3 mois et 6 mois d’âge légal retrouvés. Les générations nées à partir de 1966 auraient dû subir des relèvements encore plus importants sous la loi de 2023. Leur situation reste provisoirement gelée jusqu’en 2028, date à laquelle une nouvelle réforme pourrait rouvrir le dossier selon les informations disponibles.

Mes démarches concrètes : par où commencer si vous êtes né en 1964

Étape 1 : consulter votre relevé de carrière sur « Mon compte »

La première action utile est la consultation de votre relevé de carrière sur Mon compte retraite (lassuranceretraite.fr). Ce service en ligne recense vos trimestres validés dans tous vos régimes de base, y compris MSA pour les périodes agricoles. Vérifiez les périodes de chômage, les congés maternité et les arrêts maladie longue durée. Ces lignes sont souvent absentes ou erronées dans les relevés générés automatiquement.

Étape 2 : estimer votre date de départ via l’outil « Mon âge de départ »

L’outil « Mon âge de départ » disponible sur le même espace calcule automatiquement votre date de départ au taux plein en fonction de votre relevé de carrière réel. Il intègre les nouvelles règles issues de la suspension de 2025. Les spécialistes de l’Assurance retraite recommandent de faire cette simulation au moins 18 mois avant la date envisagée pour avoir le temps de corriger d’éventuelles anomalies.

Étape 3 : anticiper votre dossier 6 mois avant (pas 3 mois)

Le dépôt du dossier de retraite 6 mois à l’avance s’impose pour la génération 1964, notamment pour les dossiers carrière longue. Le délai de 3 mois est une règle minimale pour une retraite à taux plein standard. Au-delà de ce minimum, les retards de traitement à l’Assurance retraite peuvent repousser la mise en paiement de 1 à 3 mois. Toute absence de pension pendant cette période n’est pas automatiquement rattrapée rétroactivement. Les professionnels de la gestion de retraite le signalent systématiquement. Au-delà de ce minimum, les retards de dossier impactent directement vos paiements retraite.

Avantages

  • +Départ anticipé réduit la durée de cotisation
  • +Taux plein préservé si trimestres suffisants
  • +Gain immédiat de temps libre et de santé
  • +Pension complémentaire Agirc-Arrco non dégradée si taux plein atteint

Né en 1964 à la retraite : ce que votre génération doit vraiment retenir

La question « je suis né en 1964 à quel âge la retraite » appelle une réponse désormais plus favorable qu’on ne le craignait il y a 2 ans. Votre âge légal est 62 ans et 9 mois, mais votre pension dépend presque entièrement de vos 170 trimestres validés. Notre position est nette : l’âge légal est un plancher, pas une cible. La vraie question que chaque assuré 1964 devrait se poser est celle de son nombre réel de trimestres, pas de son anniversaire. Et cette réponse, seul votre relevé de carrière peut la donner.

Vos questions sur la retraite en 1964

L’employeur peut-il m’obliger à partir à la retraite avant mon âge légal

Un employeur ne peut pas mettre un salarié à la retraite avant 67 ans sans son accord. Entre 62 ans et 9 mois et 67 ans, la mise à la retraite d’office reste prohibée sauf accord collectif sectoriel. Après 67 ans, l’employeur peut l’initier sous condition de procédure, avec préavis et indemnités légales.

Si je suis né le 31 décembre 1964, ma date de départ change-t-elle

Non, l’âge légal reste identique pour toute la génération 1964, à 62 ans et 9 mois. En revanche, votre date calendaire d’ouverture des droits se situe en septembre 2027, soit la plus tardive de la cohorte. La date de naissance dans l’année ne modifie pas l’âge légal mais décale la date effective d’éligibilité.

Puis-je cumuler emploi et retraite en 1964 sans pénalité

Le cumul emploi-retraite est accessible dès lors que vous avez liquidé l’ensemble de vos régimes de base et complémentaires. Si vous partez à taux plein avec vos 170 trimestres, le cumul intégral s’applique. En cas de retraite partielle avec décote, des plafonds de revenus cumulés s’imposent selon les règles de l’Assurance retraite.

La suspension de la réforme s’applique-t-elle aux départs d’octobre 2025

Non. Les dossiers liquidés avant le 12 novembre 2025 restent soumis aux conditions de la réforme de 2023. La suspension ne joue pas rétroactivement. Un assuré 1964 qui a perçu sa première pension en octobre 2025 sous les anciennes règles ne peut pas demander de recalcul sur la base de l’âge abaissé.

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